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Les mangas Dragon Ball

A l’instar de beaucoup d’objets touchant de près ou de loin à l’univers Dragon Ball, et notamment des dvds dont l’exploitation ferait frissonner de honte n’importe quel fan, les mangas ont aussi connu de nombreuses éditions au cours du temps. Avec plus de respect pour l’acheteur, cela dit. Voici les différentes éditions françaises détaillées ici pour vous. On s’attardera, parmi d’autres choses, sur leur mise en page, leur qualité d’impression, la pertinance de leur traduction ou encore leur rareté.

Commençons par l’édition de base, constituée de 42 volumes d’environ 180 pages et que l’on trouve désormais un peu partout, des magasins spécialisés aux grandes surfaces. Elle se révèle d’une qualité tout à fait honorable. Les couvertures cartonnées utilisent toutes de belles illustrations d’Akira Toriyama inédites ou tirés du manga même, dont un grand nombre que l’on peut retrouver dans l’ Artbook n°1 pour les connaisseurs, le tout sur des fonds de couleurs chatoyantes. A l’intérieur, les planches en noir et blanc sont affichées sur du papier correct, même si l’impression accuse parfois quelques petites bavures sans gravité. Le sens des pages est à l’occidentale (de gauche à droite), si bien qu’on remarque certaines erreurs comme quelques - très rares - pages non inversées. Concernant la traduction, elle est franchement réussie. On pourra regretter la francisation de nombreux termes techniques (le syndrôme tortue géniale) et le peu de références à l’original japonais. Mais à côté de ça, elle s’adapte parfaitement à la langue française tout en restant le plus proche possible du sens japonais et rends remarquablement compte de la nature comique, tragique ou autre des scènes pour un résultat impeccable en terme de retranscription d’émotions et de plaisir de lecture. Un bon cru donc, pour cette édition de base, capable de contenter aussi bien le lecteur de manga lambda que le fan de l’œuvre de Toriyama.

Dans le même registre, on retrouve une édition double, qui contient donc 21 volumes pour le double de pages par tome. Oui oui ça fait gros. Les couvertures cartonnées orange arborent toutes une illustration de San Goku à différents moments de son existence. Pour le reste, c’est sensiblement la même chose. Une édition alternative en somme, aussi facilement trouvable que la précédente, mais moins classe dirons-nous, et peut-être moins pratique.

Enfin, dotée de la même traduction, il nous faut parler de l’édition blanche « de poche » sortie mensuellement en librairie à partir de 1993, et réeditée depuis en plusieurs couleurs différentes (rouge, orange et une violette, retraduite et avec le sens de lecture original). Celle-ci compte 85 volume pour 90 pages par tome. Il s’agit donc d’une version light de l’édition classique. Sa principale force en plus de sa traduction précédemment évoquée est de proposer 85 couvertures toutes superbes, tout en étant très léger et facilement transportable. En revanche, le gros problème vient du papier de mauvaise qualité qui a tendance à jaunir, impliquant une impression des planches très moyenne. Bref une édition inégale mais correcte, dont le statut de périodique en fait aujourd’hui une collection d’une grande rareté, introuvable excepté éventuellement sur le marché de l’occasion.

Plus récemment est sortie une nouvelle édition, jolie en extérieure mais dont il faut se méfier néanmoins. Il s’agit de l’édition en coffret, chacun regroupant deux livres, sur un total de 42. C’est une reprise de l’édition japonaise originale, en tout cas au niveau des couvertures qui sont vraiment superbes. Mais la comparaison s’arrête là, car si les coffrets au dragon dorée sur fond noir possèdent une classe certaine, ça se gâte dès que l’on aborde la qualité d’impression. En effet, le papier est somme toute d’une qualité très moyenne et les bavures et autres tâches d’encre sont légion, ce qui est vraiment dommage vu le soin apporté à l’extérieur de l’objet et impardonnable pour une 4ème édition. Niveau littéraire, ce n’est là non plus pas exceptionnel. La très bonne traduction de l’édition de base est troqué contre une traduction plus banale, moins « directe » et maitrisée que la précédente, moins agréable aussi, même si elle a le mérite de se rapprocher de l’original au niveau de certains termes ou expressions. On se retrouve donc avec une édition qui avait un fort potentiel, mais qui se révèle finalement plus à éviter qu’autre chose, d’autant que le prix de 15€ le coffret n’est pas donné.

Enfin, sortie il y a à peine un an, la dernière en date n’est certainement pas prête d’être remplacée. Reprise exacte de l’édition Kanzenban comme elle est nommée au japon (pour « édition parfaite », vous allez comprendre) sortie en 2004, cette édition est sans aucun doute le nec le plus ultime pour tout fan de dragon ball qui se respecte. Plus grande pour un meilleur confort de lecture, redécoupée en 34 volumes, aux protèges couvertures fond rouge magnifiques arborant de nouvelles illustrations inédites de Toriyama himself et d’autres mangakas renommés, contenant dans chaque volume les pages couleurs de l’édition japonaise originale, elle impressionne dans tous les degrès de finition. A commencer par un papier de qualité, proche du papier glacé, d’une blancheur tout ce qu’il y a de plus pur et permettant une impression d’une netteté remarquable. La traduction n’est pas en reste, et à été en grande partie remaniée à partir de la version coffret. Ici, vous trouverez de nombreuses notes explicatives sur des expressions ou des jeux de mots japonais, les termes techniques propres à Dragon Ball, les noms des personnages et des lieux scrupuleusement retranscrits, bref un travail fait dans le plus grand respect de la langue japonaise. Le hic, c’est que l’on tombe malheureusement dans l’effet inverse à la traduction de base. C'est-à-dire que le texte passe plus difficilement en français, parait moins « naturel » aux personnages, moins crédible, moins rentre dedans quand on a connu la traduction classique. Rien cependant qui nous empêche de profiter comme il se doit de cette superbe édition, dont les seuls véritables défauts sont un prix relativement élevé, même s’il se justifie totalement ( comptez 10,55€), et un rythme de publication asthmatique à raison d’environ un volume tous les deux mois. Mais si vous êtes encore réticent, la présence en bonus des covers japonaises, des illustrations de débuts de chapitre et, surtout, la nouvelle fin au volume 34 redessinée par Akira Toriyama devraient achever de vous convaincre. Car s’il n’y a qu’une seule édition à posséder, il s’agit définitivement de celle-ci.
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