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L'impact de Dragon Ball

Dragon Ball est l'un des premiers grands succès du manga en France. Les plus anciens peuvent s'en souvenir tandis que les plus jeunes - eux - n'ont eu droit qu'à des récits de vieux fans nostalgiques. Alors qu'au Japon Dragon Ball connaît déjà un succès de grande taille, les français découvrent en 1988 la série TV Dragon Ball. Le succès est encourageant et la publication du manga commence chez Glénat en 1993. Au total, quelques 250 millions d'exemplaires s'écouleront à travers la planète, dont 150 millions rien qu'au Japon. De son côté, Glénat annonce avoir en avoir vendu 17 millions en France.

Suite au succès planétaire de Dragon Ball, les années 90 sont marquées par l'apparition d'une multitude de produits dérivés (figurines, cartes, déguisements, vêtements, et même vélos pour les plus branchés). Mais une fois la série terminée et la diffusion de la série TV stoppée - car jugée trop violente - le phénomène s'estompe... mais ne finit pas. Les années 2000 marquent un tournant pour le mythe Dragon Ball. L'apparition de toute une armada de jeux vidéos, principalement édités par Atari, permet aux plus jeunes fans de s'intéresser à ce manga et ainsi de renforcer sa popularité. Les livres continuent d'être réédités et les rumeurs concernant une adaptation cinématographique enflent jusqu'à la concrétisation du projet en Avril 2009.

Aujourd'hui, vingt et un ans après la première diffusion de la série animée, qu'en est-il du phénomène Dragon Ball ? Est-il comparable à celui vécu dans les années 1990 ?

Après l'âge d'or

Figurines dérivéesL'arrêt de la diffusion marque une régression du phénomène Dragon Ball : les aînés n'ont plus accès à la série tandis que les plus jeunes n'ont pas la chance de n'avoir qu'à allumer la TV pour suivre les aventures de Goku. Les diffusions qui arriveront plus tard sur le satellite puis la TNT ne peuvent être comparées à une diffusion sur TF1 dans l'émission matinale pour enfant : le public est définitivement moins nombreux. Certes quelques jeux vidéos et autres produits dérivés - figurines et cartes en premier lieu - continuent de sortir mais nombreux sont ceux qui pensent que Dragon Ball n'est plus à l'ordre du jour.

Ainsi, après la fin de l'âge d'or, Dragon Ball ne vit plus que grâce aux coups marketing plus ou moins nombreux et réussi en fonction des années. Mais l'engouement des jeunes pour le manga à tout de même permis un essor pour d'autres séries nippone. Ainsi la France est devenue, suite à la décennie 90, l’une des plus grandes nations consommatrices de manga, avec plus de 20 éditeurs et plus de 500 nouveautés par an ! En cela, on peut dire que Dragon Ball a démocratisé le manga, en ce sens qu'il a ouvert la voie à un genre qui n'était plus inconnu du grand public. Autrement dit Naruto, One Piece et les autres peuvent remercier l'œuvre de Toriyama, sans qui le genre manga ne se serait probablement jamais aussi bien exporté dans les pays européens, voir même occidentaux (les américains n'ayant que peu de raison d'aller chercher autre chose que leurs comics avec de découvrir Dragon Ball !).

La fin des années 2000 : la renaissance venue des cendres

Figurines dérivéesCependant Dragon Ball est-il lui-même vraiment mort ? Aujourd'hui, vingt et un ans après la première diffusion en France le manga continue à bénéficier d'une très bonne notoriété. Un film, un nouvelle série et de nouveaux jeux vidéos sont sortis et il n'est pas rare de rencontrer des fans n'ayant pas connu Dragon Ball à l'époque de Club Dorothée. Dragon Ball n'est pas encore bon pour le placard : la série a toujours autant de succès. Deux événements ont traduit cet engouement persistant pour la série. Le premier est la sortie en salle de l'adaptation cinématographique Dragon Ball Evolution signé par James Wong, dans lequel Justin Chatwin interprète Goku. Si le film est très mal reçu, notamment de la part des "vieux fans" et des critiques (et pour cause : ces derniers sont bien souvent eux-même des "vieux fans" (sic.)), la publicité l'entourant a permis un effet bouche-à-oreille qui ont poussé des non connaisseurs à s'intéresser au manga ou à la série animée. Il est amusant de noter que pour certain d'entre eux, des mangas qu'ils auront auparavant lu les encourageront à aller voir du côté de chez Goku et ses amis, tandis que ce sont ces mêmes mangas qui ont bénéficiait du succès Dragon Ball pour accroître leur popularité. Joli renvoi d'ascenseur !

Figurines dérivéesPassons au second événement. Depuis peu, les 20 ans de la série ont été célébré et c'est avec plaisir que l'on peut retrouver en guise de cadeau Dragon Ball Kai ( "Kaï" est traduit par "mis à jour", "modifié"), nouvelle production de la TOEI Animation. Cette réédition de la série se voit amélioré par une image et un son Haute Définition ( 720p ). La série est tronquée en une centaine d'épisodes, au diable les "hors sujets" et les scènes qui s'étalaient sur plusieurs épisodes. Elle commence donc au début de la série Z, c'est à dire à l'arrivée du premier Saiyajin Radditz et se poursuit jusqu'à la saga Buu. Le premier épisode de Dragon Ball Kaï à été diffusé 5 avril au Japon et se poursuit encore. Contrairement au film, cette série bénéficie du soutien des fans, qui la revendique pleinement comme on peut s'en rendre compte à travers Internet.

La série bénéficie donc d'un nouveau coup médiatique qui voit naitre une nouvelle génération de fan. Les produits dérivés sont de retour et la série est même rediffusée sur plusieurs chaînes télévisées câblées ou TNT. Seulement, la première génération de fan n'est pas si "emballée" car l'intérêt commercial est parfois plus important que celui porté à la qualité, notamment sur certains volets de la série Budokaï, qui s'éternise sans réelles améliorations. En revanche, ce regain de la série favorise le développement de nouveau coffret vidéos, gagés en qualités et bonus.

Un succés incontestable

Dragon Ball est une sorte de big-bang à l'échelle du manga, qui a fait explosé un intérêt sans précédent pour cette littérature japonaise. Non seulement il a donc ouvert la voie à ce nouveau genre chez petits et grands, mais sa propre popularité a sut tout aussi bien se maintenir sur ces vingt dernières années. Même chez les plus "puristes" d'entre nous, déçus de la série GT, du film et même des one-shots (les fameux OAV, qui sont l'équivalent des téléfilms en France), les discussions et débats sur la série mère alimentent les forums tandis, qu'en parallèle, ils aiguisent notre point de vue lors des innombrables relectures que nous faisons de celle ci.

Ainsi les nombreux jeux vidéos et autres produits dérivés - qui alourdissent souvent l'estomac - ne sont que le reflet de cette inlassable popularité, l'oxygène d'une flamme peut-être éternelle pour une œuvre dont l'impact a sut toucher plusieurs générations durant ces deux dernières décennies.

Qui a parlé de succès à long terme ?

Sources

* Glénat
* Web-libre
* Paperblog
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